La ruta 40 entre San Salvador de Jujuy et le Paso Jama


Cela fait presque un mois que nous n'avons pas de mises à jour sur le blog.. c'est normal.

Nous n'avons pas souvent du wifi (voir presque jamais) et les jours passent si viiiite!

Mais voilà, cette prochaine semaine il y aura des mises à jour!

Ruta 40

Après le Paso Agua Negra qui nous a amenés en Argentine et une nuit avec vue sur les montagnes, nous avons continué la route et sommes allés chercher la fameuse Ruta 40.

La ruta 40, nous l’avions déjà prise quand nous étions en Patagonie. En effet, elle commence à Rio Gallego et parcourt toute l’Argentine jusqu’à La Quiaca, vers la frontière avec la Bolivie.

Nous avons roulé pas mal de kilomètres.. et avons été surpris par la route car elle monte et descends tout le temps.. on avait l’impression de faire des montagnes russes.

Le paysage autour n’est pas très varié, la région est remplie de cactus et la terre est d’une couleur rouge/marron vif. Il faut dire que le temps n’était pas trop beau non plus, ce qui nous a permis de rouler plein de kilomètres sans nous arrêter.

À un certain moment, nous avons rencontré des panneaux routiers montrant le village de Londres.. bien drôle.

Nous avons continué et trouvé un endroit où nous poser pour la nuit.. vers des bains thermaux. Nous avons rencontré des Lama en train de retourner à la ferme.. assez rigolo de les voir marcher avec leurs petites fesses.

Complexe thermal La Quebrada

Nous sommes donc arrivés au complexe thermal pour la nuit.. il ne faut pas imaginer que les bains thermaux ressemblent aux complexes que nous avons en Suisse.

Ayant des volcans aux alentours, il y a parfois par ci et par là des sources d’eau chaude. Dans ce complexe, ils ont construit un bâtiment et crée 3 bassins d’eau chaude où il est possible d’aller se baigner. C’est géré par la municipalité et les prix sont très bas. En fait on paye pour entrer dans le bassin (comme il est privé on peut fermer la porte) d’eau chaude et on peut y rester autant qu’on veut. Il y a un jet d’eau continu qui remplit le bassin. Par la suite, on peut se laver (sisi dans le bassin !) dans la même eau où on vient de prendre un bain. L’ eau était chaude à 36° degrés, pas très chaude mais bien agréable. Nous avons évidemment profité de nous laver. Dans la journée mais aussi dans la soirée, il y a des gens du lieux qui viennent avec leurs enfants pour prendre également une douche chaude.. nous imaginons qu’il n’y a pas tout le monde qui a de l’eau chaude à la maison, pour cela ils profitent de venir aux thermes (mais aussi car les prix sont accessibles pour tout le monde).

Ça nous a fait du bien !

Ensuite nous avons préparé le souper (risotto au vin rouge !) et avons pu dormir dans le parking des bains. Il n’y a que les bains qui sont fonctionnels.. tout autour il y a plein de constructions (toilettes, maisonnettes pour dormir, jeux pour enfants..) mais pour je ne sais quel motif, tout est à l’abandon.

Ruines de Quilmes

Continuant la route, nous sommes arrivés aux ruines de Quilmes, les plus vastes ruines préservées d’Argentine. Le peuple Quilmes, qui avait survécu aux menées des Incas, ne put rien faire contre les Espagnols, qui déportèrent les 2'000 derniers Quilmes à Buenos Aires en 1667.

L’endroit a d’abord été détenu par les peuples autochtones, le gouvernement provincial, puis, plus tard, par un concessionnaire privé et enfin (c’est-à-dire actuellement) il est tenu par les descendants des personnes Quilmes.

Les ruines ont été reconstruites pour qu’on puisse les voir et pour que le site puisse être visité par les touristes comme nous. Ce sont un groupe de maisons où on peut voir des vestiges rectangulaires et circulaires, qui étaient les fondations des différentes constructions.

Nous avons d’abord visité le musée pour comprendre toute l’histoire du peuple Quilmes qui est assez triste. Ils ont été dépourvus de leurs terres, ils ont été tués car ils défendaient leur territoire et ils ont été obligés de marcher en tant qu’exclaves jusqu’à Buenos Aires.

Par la suite nous avons été visiter les ruines et avons pu faire tout un tour pour les voir depuis le bas mais également depuis le haut. À l’époque, ça a du être un travail juste énorme de construire tout le village.

Quebrada de Cafayate – ou de las Conchas

La réserve naturelle Quebrada de las Conchas ou aussi appelée Quebrada de Cafayate est située dans les vallées Calchaquiés, dans la province de Salta et tout près de Cafayate, ville dont nous passerons par la suite.

C’est une région de gorges et formations rocheuses très frappantes par leurs couleurs rougeâtres. Nous avons suivi pendant quelques kilomètres la route 68 qui passe entre les formations rocheuses et les paysages sont très variés. Il y a également des formes très variées, dont les plus connues sont la « Garganta del Diablo (gorge du diable) » et « l’amphithéâtre ». Dans le passé, ces deux formations étaient des cascades d’eau douce qui érodaient la pierre par le flux d’eau concentrée. Aujourd’hui ce sont des grandes et hautes gorges très impressionnantes.

Les couleurs des gorges sont très belles, nous les avons visitées en fin d’après-midi sans avoir trop de soleil. Malgré tout, les rochers sont impressionnantes et nous avons eu du plaisir à visiter cet endroit.

Comme il commençait à faire nuit, nous avons entamé une route sans issue pour nous cacher dans les montagnes rocheuses et nous avons passé la nuit entourés de montagnes rouges. Magnifique vue pour le petit déjeuner du matin !

La route déserte entre Cafayate et Cachi – vallée Calchaquies

Dans cette vallée, qui s’étend au sud et au nord de Cafayate et constituait autrefois un axe majeur pour traverser les Andes, les Calchaqui (ethnie) résistèrent aux tentatives espagnoles de leur imposer le travail forcé. Lassés de devoir protéger leurs caravanes, les Espagnols déplacèrent de force de nombreux Calchaqui à Buenos Aires et s’emparèrent de leurs terres pour y établir de vastes propriétés agricoles.

Il y a une route directe et asphaltée qui pars de Cafayate et qui va à Salta (notre prochaine destination) mais nous avons décidé de continuer sur la routa 40 et de passer dans la vallée Calchaquies.

Une route en terre avec du ripio.. nous avons eu la chance d’avoir eu les machines aplatir la route devant nous, ce qui nous a permis de n’avoir aucune difficulté à la parcourir.

Nous avons d’abord trouvé un paysage bien désertique mais au fur et à mesure que nous avancions, nous avons également rencontré les terres avec les propriétés agricoles. Beaucoup de cultures ainsi que des vignes. Génial le contraste !

Nous avons rencontré des cultures de piments et avons pu les voir parterre en train de sécher.

Excellent !

Pour arriver à Salta, la route passait par un col relativement pentu mais nous n’avons malheureusement pas eu la chance de voir le panorama car le brouillard était tellement dense que la concentration pour la descente était au maximum.

Heureusement que nous avons avec nous un gps et que nous pouvions anticiper les tournants.

Salta

Nous sommes arrivés à Salta et avons séjourné au camping municipal qui tient une piscine énorme mais qui n’était malheureusement pas remplie d’eau. Dommage ! (En fait ce n’est plus la saison.. étant automne il fait assez frais et il n’est plus temps de se baigner dans une piscine).

Nous avons vadrouillé un peu en ville et avons profité de dîner dans un petit restaurant tout joli.

San Salvador de Jujuy

Le soir nous avons dormi proche d’une petite lagune entourés par plusieurs animaux, trop sympa comme entourage.

Puis nous sommes passés par San Salvador de Jujuy.. pas pour visiter mais pour changer les pneus de devant. Nous avions déjà changes les pneus de derrière à Puerto Montt et avec l’état des routes que nous rencontrons pendant le voyage, les pneus devants sont aussi bien lisses.

Nous pensions visiter le nord d’Argentine et y rester encore quelques semaines mais nos plans ont changé en cours de route.

Nous allons rejoindre des amis au Chili pour voyager avec eux en Bolivie.. et nous reviendrons visiter le nord d’Argentine dans deux mois (oui nous faisons une boucle un peu bizarre hihi).

En route pour le paso de Jama pour aller au Chili !

Paso de Jama

Nous avons entamé la montée du col pendant l’après-midi et avons décidé de nous arrêter dormir avant la douane car il commençait à faire nuit.

Sur la route assez déserte, nous avons commencé à apercevoir des grands lacs salés, d’une réelle beauté.

Nous avons passé une nuit à 4'000 mètres.. et cuisiné des légumes ainsi qu’une grillade. Woah !

En fait, plus on est en altitude moins il faudrait manger. Ceci car le corps utilise de l’oxygène pour la digestion et que plus on monte, moins il y a d’oxygène. Donc plus on mange et plus le corps aura de la peine à trouver de l’oxygène pour digérér. Nous avons donc fait tout juste en mangeant un grand repas haha.

Le lendemain matin, p atabum ! Notre serrure du coffre du bus s’est cassée, impossible d’ouvrir le coffre. Le soucis est aussi qu’il n’est pas possible d’ouvrir le coffre depuis l’intérieur car nous avons les planches du lavabo qui bloquent l’accès. Pendant une heure, nous avons tout essayé pour l’ouvrir avec un fil, du fer.. mais rien à faire. Yaya a essayé de forcer avec un tournevis et il est parvenu à débloquer le mécanisme.

Ça va être long les 6 prochains mois.. car derrière nous avons tout notre matériel : sièges extérieures, caisses de nourriture, matériel pour cuisiner et j’en passe. De plus, il n’est pas possible de réparer la poignée ici.

Actuellement Yaya a fixé une clé de 17 sur le mécanisme (après avoir tout démonté à l’intérieur) pour qu’on puisse, depuis dedans, y appuyer dessus et déclencher le mécanisme d’ouverture du coffre. Ouff, une solution pratique.. nous pourrons réparer le bus uniquement une fois de retour en Europe.

Après ce début de journée, nous avons continué la route jusqu’à la douane. Pour une fois, à la douane Chilienne (où on nous fouille toujours tout !), nous avons pu passer en ouvrant uniquement la porte du van et en leur montrant l’intérieur. Pas de fouille, pas de questions, pas rentrés dedans.. Incroyable !

Les paysages sur la route étaient vraiment magnifiques et pour la première fois, nous sommes montés jusqu’à 4'865 avant de redescendre tout le col. Génial !

Le van fonctionne toujours bien en altitude (oui d’accords, un peu de perte de puissance mais ce n’est rien !) et nous avons continué la route direction San Pedro de Atacama, pour rejoindre nos amis Gaëtan et Elisa.

Hasta luego !

Bisous :)


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